Accueil Date de création : 03/01/10 Dernière mise à jour : 28/06/13 13:41 / 246 articles publiés

Fin  posté le dimanche 16 juin 2013 15:44

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Invalides de geurres jouant aux cartes  (Peinture) posté le samedi 25 mai 2013 16:17

Blog de artvik :@                      Rt   //////////  VIk, Invalides de geurres jouant aux cartes

C’est un tableau d’Otto Dix peint en 1920, pendant l’entre-deux guerres.  Le tableau mesure 1.17m sur 0.87m. Au premier abord, c’est une œuvre figurative car elle représente une scène de la vie quotidienne : 3 hommes jouant aux cartes.

Otto Dix est peintre, dessinateur et graveur. Il est Allemand. Il est né Untermhaus Bei Gera en 1891 et mort en 1969. Otto Dix est issu d'un milieu ouvrier, mais reçoit une éducation artistique par sa mère, Pauline Louise Dix, qui s'intéressait à la musique et à la peinture.  Au début de sa carrière, il est inspiré par le romantisme et l’expressionisme.  Sous le régime nazi, 170 de ses toiles sont retirées des musées puis brûlées. Il participe par obligation à la seconde guerre mondiale.

Artistes romantiques : Le romantisme ne s’est pas seulement exprimé sous forme de peinture mais aussi de musique ou de littérature : Berlioz, Schubert, Chopin, Victor Hugo, Balzac sont des artistes romantiques. Dans la peinture : Goya, Delacroix, Caspar David Friedrich, Géricault. Le romantisme présente des formules opposées à l’art classique. Présent dans toute l’Europe, parti d’Allemagne.

Artistes expressionnistes : Van Gogh, Edvard Munch, Paul Klee, Otto Dix. C’est une réaction à l’impressionnisme français : formes agressives, couleur violentes, lignes acérées. Ce mouvement est particulièrement présent en Europe du Nord, et surtout en Allemagne.

Otto Dix fut soldat pendant la guerre de 14-18 et en ressortit bouleversé. A partir de ce moment là, le style de ses œuvres change radicalement. En 1920-1922, il participe à l’exposition dada, un courant qui vise à détruire les normes esthétiques et le langage. Il y critique alors violemment la société bourgeoise et la politique. De 1922 à 1929, il adopte une nouvelle technique réaliste avec des traces d’expressionisme à des fins caricaturales et dramatiques.

La scène se passe en 1920, juste après la 1ère guerre mondiale. Cette toile dénonce la stupidité de la guerre. Elle fait aussi preuve de violence, et suscite par la suite un scandale. La scène se déroule en Allemagne (journaux Allemands à l’arrière plan), on voit trois « gueules cassées » qui jouent aux cartes. Les joueurs portent la croix de fer, une décoration qui distingue les combattants ayant eu un comportement héroïque lors de combats. ON voit dans la lampe au fond une tête de mort. Les chaises sont brinquebalante (la paix ?), un faux mouvement et tout casse. Ils jouent dans une pièce sombre. Couleurs : Noir, marron autour de la scène, le fond est sombre. Personnages mis en évidence par des couleurs plus vives : blanc, bleu, couleur de leur peau. Cette toile est une peinture à l’eau avec des traits nets. . La souffrance a fait place à l’indifférence et à la rancune, ils jouent aux cartes tranquillement, c’est leur corps qui est déchiré et qui donne cette expression de violence. Peut être attendent ils que les chaises tombent pour cette fois prendre leur revanche, car on suppose que maintenant, peu leur importe de gagner aux cartes ou pas. Le tableau est beau de sa noirceur claustrophobique, en effet, tous les trois sont dans une petite pièce très sombre, qui dégage toute la noirceur du tableau. Ce tableau est aussi figuratif, dans le sens ou ceci était devenu une scène de la vie quotidienne. Ce tableau s’inscrit dans la lignée de « la guerre » (1929-1932), peut être est-ce la suite du tableau, même si l’ordre chronologique n’est pas respecté ?

Au début des années 20, les Etats n’ont pas peur de montrer la dévastation physique laissée par la guerre. Par fierté et par devoir de mémoire. La laideur était cachée par la censure, mais fut récupérée par les discours officiels et las associations d’Anciens combattants. Au congrès de Versailles en janvier 1919, Clemenceau montre quelques « gueules cassées » devant les délégués allemands pour montrer les conséquences humaines de la guerre et les faire culpabiliser.

Otto Dix refuse cette interprétation dramatique et patriotique de l’œuvre de la souffrance militaire. Ces trois « gueules cassées » incarnent les conséquences de la guerre, en l’occurrence celle sur les combattants rescapés et mutilés. La souffrance n’est pas seulement physique, elle est également morale. Ils ont étés les premiers témoins de la guerre et en souffriront toute leur vie, même si la guerre est finie depuis longtemps.  Ce n’est pas une simple récompense qui leur fera oublier les années passées au front. Otto Dix les représente alors comme des pantins ridicules. Le décalage entre la banalité de la situation et l’aspect monstrueux des joueurs est frappant. Un des soldats porte fièrement sa croix, cela fait référence à un nationalisme excessif, le même qui poussera les allemands à se venger durant la seconde guerre mondiale. Otto Dix dénonce ce comportement de certains des anciens combattants, qui, au lieu de tirer des leçons de la guerre, ressassent les rancœurs et refusent la paix.

Cette toile s’inspire  des joueurs de cartes de Paul Cézanne mais y est également radicalement opposée. On peut aussi le comparer à un de ses autres tableaux, « la guerre ».

Mon opinion sur ce tableau est positive, à la fois pour son côté esthétique peu commun, et pour le message qu’il fait passer. Ce tableau est également assez effrayant, un faux mouvement et tout tombe en miettes, et c’est ce qui se passera quelques années plus tard pendant la seconde guerre mondiale.

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La complainte des Partisans  (Musique) posté le samedi 25 mai 2013 16:08

La complainte des partisans est un chant de la résistance écrit en 1943 par Emmanuel D'astier de la Vigerie. Il est repris en 1963 par Anna Marly, qui reprend également le chant des partisans.Mais cette chanson est vite oubliée par les résistants et les français en général, qui préfèreront le chant des partisans.

En 1969, Leonard Cohen reprend la chanson. Il en fait reprise très personnelle (en anglais), change la mélodie de la musique : elle devient alors sombre, morne et pessimiste. Il modifie un peu les paroles en les transformant en anglais (Le vieil homme devient la vieille femme, etc..). Les arrangements sont très dépouillés, il y a peu d'instruments : deux guitares, une basse acoustique et un harmonica. Il redonne vie à cette chanson, qui avait été oubliée jusqu'alors. Aujourd'hui elle est considérée comme l'un de ses plus grands succès.

Il réalise cette reprise pour protester de l'engagement des Etats-Unis au Vietnam. Il est pour le pacifisme, et fait partie à ce moment-là de la "Beat Generation", comme Bob dylan ou Joan Baez, des jeunes américains révoltés. Il est depuis cette époque considéré comme "un chanteur à texte", car il utilise énormément de figures de style dans l'écriture de ses chansons, ce qui les rend quasi-impossible à traduire.

Je préfère la version de Leonard Cohen à celle d'Anna Marly, celle de Leonard Cohen à plus d'intérêt musicalement, tandis que celle d'Anna Marly est toujours dans l'esprit militaire de la chanson, ce qui est moins intéréssant.

Le texte de cette "complainte", est chanté à la première personne, c'est l'histoire d'un résistant. C'est son chemin jusqu'à la mort qui est narré dans cette chanson. C'est la vision de son destin tragique qui ne peut malheureusement pas changer.. Et malgrès ses efforts pour la France, il tombera dans l'anonymat : "le vent souffle sur les tombes, la liberté reviendra, on nous oublieras, nous rentrerons dans l'ombre..).

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Rockabye baby  (Musique) posté le dimanche 17 février 2013 15:46

Rockabye baby est un projet musical formé par je sais pas qui (mais qui le sait vraiment ?), qui consiste à reprendre des chansons de rock plus ou moins violentes en berçeuses. Au final ça fait pas trop berçeuse mais ça change des musiques originales, c'est déjà ça. Sa permet d'écouter des chansons qu'on connaît par coeur sous un angle complètement différent, en supprimant les paroles et en mettant le tempo beaucoup plus lent. On se rend compte que les mêmes notes jouées par un autre instrument et beaucoup plus lentement donnent un résultat qui sonne vraiment différemment. Je ne sais pas comment le mec à fait tout ça, mais ça donne un résultat plutôt bon, même si parfois on a du mal à reconnaître les originales tellement elles sont ralenties... Un exemple que j'aime bien, come as you are de nirvana, je la trouve particulièrement bien, avec where is my mind des pixies.

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Frida Kahlo - La colonne brisée  (Peinture) posté le dimanche 10 février 2013 13:00

Blog de artvik :@                      Rt   //////////  VIk, Frida Kahlo - La colonne brisée

Frida Kahlo est une artiste mexiciane née en 1907 et décédée en 1954. Elle était mariée au peintre Diego Rivera, elle militait au parti communiste mexicain pendant la guerre. Elle fut victime d'un grave accident de bus à 18 ans, comme en témoigne son tableau "La colonne brisée". 

C'est une oeuvre figurative, un autoportrait, une autobiographie de la peinture. Elle se tient debout, très raide, son corps est ouvert et montre l'intérieur, son buste est retenu par un corset. La colonne vertébrale, brisée en 6 endroits, est représentée comme une colonne ionienne, celle qui servait à ce que les temples ne s'écroulent pas, dans l'Antiquité. La partie basse de son corps est voilée, et semble en mouvement. Elle a 56 clous sur le corps et sur le voile. Ses yeux sont noirs et laissent échapper des larmes. L'arrière plan du paysage est désertique, fendu. Le ciel est au tiers supérieur. Les couleurs sont sombres, verts ocres, jaunes ternes, bleu gris sinistres...

Ce tableau a été peint en 1944, donc en pleine guerre mondiale et son implication au parti communiste, même si ce tableau est centré sujr sa vie personelle, sa souffrance.

On voit très bien de la douleur sur ce tableau : blessures, visages, larmes, clous (les clous invoquent le martyr des chrétiens).Le corset évoque a fragilité, l'emprisonnement dans le corps mais aussi la force et la droiture.La solitude est également très présente dans le tableau : le désert, l'absence d'émotion sur le visage. On voit aussi la force de la peintre : les larmes coulent, mais aucune émotion ne ressort.

La peintre est emprisonnée dans son corps  et sa douleur reste libre de sa pensée et de son art. La peinture retrace la mort physique de son auteur jusqu'à sa renaissance en tant qu'artiste, témoin de son temps et d'elle même, Libre.

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